Avec Galaxie, Fred Ballin déploie une composition céleste où la matière se fait constellation. Sur un fond aux dégradés ocre, argentés et sable, des cercles noirs se multiplient, chacun traversé par des éclats de lumière dorés et argentés. Ces orbes, semblables à des planètes ou des cellules cosmiques, sont reliés par des filaments dorés qui tracent une cartographie stellaire.
Certains cercles sont rehaussés de cuivre martelé, de perles métalliques et de textures en relief, évoquant des astres précieux ou des fragments d’univers en expansion. L’ensemble semble flotter dans un espace indéfini, entre abstraction et astrophysique, rappelant la fascination ancestrale de l’homme pour le ciel.
Galaxie s’impose comme une véritable cosmogonie visuelle. Fred Ballin y orchestre une danse de matières où chaque élément devient étoile, planète ou énergie flottante. Le bois calciné se métamorphose en espace sidéral, et les incrustations métalliques apportent une dimension précieuse, presque alchimique.
L’oeuvre questionne notre place dans l’immensité : sommes-nous simples poussières d’étoiles, ou porteurs de ces constellations intérieures qui nous traversent ? La rigueur géométrique des cercles contraste avec l’imprévisible éclaboussure des pigments, renforçant l’idée que l’univers se situe toujours entre ordre et chaos








